En 2006-2007, une fouille préventive, confiée à l’Inrap et dirigée par Jean-Yves Breuil et Bertrand Houix, a précédé la construction d’un parc automobile souterrain sur l’avenue Jean-Jaurès à Nîmes. Elle a permis la mise au jour, sur une superficie d’environ 6 500m2, de tout un secteur de la partie sud-ouest de la ville antique de Nemausus.

Cette fouille, qui a duré 10 mois et mobilisé 30 archéologues, constitue l’une des plus importante surface d’étude ouverte dans le tissu urbain de Nîmes. Par sa morphologie (une bande de 400 m de long sur 15 m de large) et par sa situation, à la charnière de deux anciennes limites majeures (l’enceinte de la ville gauloise au nord et l’enceinte romaine au sud), elle a permis de comprendre la transformation des abords de l’agglomération gauloise en un secteur de la ville romaine.

RestitutionReconstitution de Neptune issue des études et de l’impression 3D

Notre contribution au projet :

Cette réplique de Neptune a été réalisée sur une imprimante 3D Context Spectrum Z510 – procédé Impression par poudre – au tiers de la taille de la statue originale. L’objectif de Sandrine et Benoit Coignard était triple :

– 1 – Comme l’original en pierre, mais avant que celui-ci ait été restauré, la réplique a été conçue en réunissant les 92 fragments du modèle numérique en six parties (base, mollet, corps tête, pont-main et le drapé arrière), assemblés par des tiges métalliques. Elle constituait donc un modèle expérimental du projet de restauration qui contribua à en valider la conception.

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– 2 – La réplique servit ensuite de base à la restitution des lacunes. Ainsi la jambe gauche et son drapé, le bras droit et l’interprétation du dauphin, dont sur l’original il ne subsiste que la queue, ont-ils été modelés en plâtre pour les gros volumes, puis en pâte à modeler pour les plus fins.

– 3 – Dans la vitrine sont présentés trois fragments de la statue dont vous est indiqué l’emplacement sur la réplique : Le fragment A, appartient à la jambe manquante. Il n’a pas été collé car il serait beaucoup trop fragile s’il était solidaire de l’original. Le fragment B a une forme qui indique avec une quasi certitude sa position sur la base mais n’a pas de point de contact avec elle. Le fragment C, n’a pas non plus de contact avec l’original. Sa forme fait penser à une carnation ou plus précisément à une carnation animale. En toute logique elle est à rapprocher du dauphin que tenait le dieu dans la main droite. Ce rapprochement demeure cependant hypothétique. »

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